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TENSION ENTRE ISRAEL ET LE HAMAS

Le 14 Mai 2021

Entre tirs de roquette et frappes de représailles sur la bande de Gaza, l’affrontement entre le mouvement islamiste et Israël ne donne aucun signe de désescalade.

Les islamistes du Hamas crient vengeance. En réponse aux tirs de représailles d’Israël, le mouvement palestinien a de nouveau lancé un barrage de roquettes vers l’État hébreu, dont les services affirment avoir ciblé des immeubles et une «dizaine» de responsables du Hamas. Les 130 roquettes tirées depuis Gaza ont tué, ce mercredi soir, un petit garçon de 6 ans seulement dans la ville de Sderot, près de la frontière, s’ajoutant aux plus de 70 morts déjà dénombrés des deux côtés du conflit.

Dans la nuit de mardi à mercredi déjà, des milliers d’habitants de Tel-Aviv s’étaient précipités, à la faveur de la nuit, dans les abris publics ou d’immeubles pour se protéger des explosions qui frappaient la cité israélienne. Au son lugubre des sirènes, la plupart avaient la peur au ventre. Certains ont craqué tant les détonations étaient puissantes et semblaient proches, tandis que d’autres prenaient leur mal en patience avec sérénité. «Sur le moment, on ne savait pas si c’étaient des missiles qui nous tombaient dessus ou le tonnerre provoqué par les interceptions en vol de ces engins, explique Viviane Rozenblum, une nouvelle immigrée d’une soixantaine d’années originaire de France. Mais là où il n’y avait pas de doute c’est que les murs de la maison se sont vraiment mis à trembler au point que j’ai même cru qu’un missile du Hamas avait atteint l’arrière de notre maison, un moment très impressionnant.»

Elle faisait ainsi allusion au millier de roquettes tirées depuis mardi depuis la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. Israël a réagi avec des frappes de représailles. Ces violences ont fait au moins 70 morts: 65 à Gaza - parmi lesquels 16 mineurs - et sept en Israël, dont un enfant et un soldat israélien tué mercredi par un tir antichar près de la bande de Gaza. Ce nouveau round d’affrontements fait suite aux heurts du week-end sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam qui s’étend sur le mont du Temple, le site le plus sacré du judaïsme dans la vieille ville de Jérusalem.

«J’ai vraiment dû me pousser pour sortir, prendre le bus et aller dans mon atelier pour finir un travail qui ne pouvait pas attendre, alors que mes enfants m’avaient demandé de rester à la maison. Mais je suis très vite rentrée, car j’ai senti une atmosphère de tension angoissante partout dans l’air», poursuit-elle.

Les locataires ou propriétaires de d’habitations construites récemment n’ont pas eu à quitter leur domicile. «Tous les appartements érigés ces dernières années en Israël doivent comprendre une pièce en béton spécialement conçue pour résister à des explosions, et qui nous sert en général de chambre d’amis, si bien que nous nous sommes sentis protégés tout en restant chez nous», raconte Eyal, un informaticien qui vit dans une grande tour du nord de Tel-Aviv.

 

 

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